Êtes-vous pour l’égalité des chances?

Hier, en nous rendant chez le boucher qui m’a charcuté afin de vérifier s’il n’a pas oublié un petit bout, nous tombâmes ma mie et moi sur une émission de radio crypto-gauchisante tendance ultra-gauche arnarcho-autonome néomarxiste, j’ai nommé « Là-bas si j’y suis » sur France Inter.

Et là nous entendîmes gloser un certain Franck Lepage, cultureux et donc fainéant, sur ses « conférences gesticulées » par lesquelles il explique en vrac la soi-disant inefficacité du système éducatif français, le « miroir au alouettes » de l’ascension sociale par la culture, la doublepensée (au sens Orwellien du terme) du discours de nos politiques, la langue de bois, la positivisation des termes, etc…

J’adore, il est hénaurme!

Je viens de passer un long moment sur Youtube à écouter son spectacle « Incultures(s) 2 » où il fait une étude comparée de l’ascension sociale et du parapente, tout en racontant son histoire perso. Et j’ai du mal à m’en remettre.

Méthode globale contre méthode analytique, la notation des élèves, la différence entre Moktar et Marie-Chantal, pourquoi le bac ne sert à rien, les cumulo-nimbus, etc… Tout ça évoqué avec humour.

Juste un petit extrait que j’ai choppé à la volée: « et là vous avez une secrétaire trilingue à qui on fait coller des timbres toute la journée avec une seule langue! ».

Dans un autre spectacle il y a un petit sketch sur la langue de bois:

Et on voit que ce type qui n’a fait qu’une année à Science-Po a raté sa vocation, non?

Fustigeant la positivisation des termes, il donne l’exemple de « l’égalité des chances ». Y-a-t-il quelqu’un pour être contre « l’égalité des chances »? Non bien sûr, et pourtant…

En effet, si vous faites une course « à égalité », les lièvres courent contre des lièvres, et les tortues contre d’autres tortues.
Si vous donnez libre jeu à la chance, une tortue peut tomber contre un lièvre, ou pas, et gagner, ou pas.
Mais si vous donnez « l’égalité des chances », vous garantissez que la ligne de départ du lièvre est strictement identique à celle de la tortue.
Vous avez saisi la nuance? D’un coup en positivant un terme assez proche du libéralisme, vous le rendez joli, propre, presque de gauche, et in-critiquable.
Et si on rajoute la doublepensée de George Orwell, il n’y a même pas de mots pour critiquer ce concept!

Voici le premier lien vers « Inculture(s) 2 », il y a 18 morceaux de 9 minutes, tous à se tordre de rire tout en causant une profonde réflexion:

Je vous laisse le soin de regarder la suite…

Tiens, une petite vidéo tirée d’une de ses tirades sur l’eau en bouteille:

J’ai pas regardé sur Dailymotion, mais on doit en trouver aussi, et dès que le podcast de l’émission d’Inter est dispo, je le rajouterai.

Si vous préférez lire, voici le PDF de son premier spectacle, que j’ai trouvé sur son site.

Pour finir, sa conclusion dans l’émission de France-Inter:
« Je me bats pour créer du temps de cerveau disponible, pas pour acheter du coca, mais pour faire la révolution ».

Allez, Tchô! Bonne lecture, bons visionnages, et bon match!