Comment perdre 4 kilos en 5 jours (et c’est pas fini!)

A toutes mes fans et à tous, un grand merci de votre soutien. Sans vous, je ne sais pas où j’en serais.
Enfin, si, j’en serais au même point, mais c’est pas la question.

Je suis une célébrité! Ou plutôt disons que je serai une célébrité très bientôt, invité sur tous les plateaux télé, partageant un rail de coke avec Beigbeder et Anny Cordy. Tout ça pour mon livre « Comment perdre 4 kilos en 5 jours (et c’est pas fini!) ».

En effet, j’ai le secret pour perdre du poids sans se fatiguer, sans même avoir la moindre sensation de faim, et comme je t’aime plus que tout, cher lecteur adoré, je te livre ce secret sans plus attendre, en échange n’oublie pas de m’envoyer mon virement sur paypal.

1- Fais-toi péter la cloison nasale par un ami boxeur (ou un rugbyman que tu traiterais de pédé). Un chirurgien peut faire ça aussi pour une somme modique.
Résultat: t’as le nez comme une patate, tu peux pas respirer, et t’as l’impression que tu es bon pour le livre des records, catégorie sinusite du siècle.
J’ai des plaques en silicone dans les narines pour tout maintenir en place, normalement on enlève ça dans 2 jours mais je sais pas si je vais tenir.

2- Fais-toi enlever la luette. Ça sert à rien la luette. C’est juste une sorte de petit sac de boxe qui traîne au fond de ta bouche.

3- Enlève-moi donc aussi ces amygdales! Dixit mon docteur, « ce n’est qu’une éponge à merde »! Bon, j’imagine qu’il exagère un peu. Si c’était si nul ça serait pas si douloureux une foisque tu les as plus.
Il paraît que plus t’attends pour les enlever, plus tu douilles. Eh beh le papy qui se les fait enlever à 95 ans il doit en chier sa race parce que moi j’ai grave mal et j’en suis pas à la moitié, des 95 ans!

4- Le voile du palais. On coupe, on retend, on rabote!

Et voilà! C’est génial! Je ronfle plus (en même temps j’en ai pas l’occasion). Et le seul truc que je peux avaler ne doit être ni piquant, ni buleux, ni acide, ni amer, ni trop sucré, ni solide, ni texturé, ni granuleux, ni trop chaud, ni trop froid, ni…
Ca ne me laisse donc que le foie de morue, la purée de carottes, la compote nature, et le yaourt nature sucré chimique de chez Badgam.

Sans compter que ça devient physique de manger! Tu prends une toute petite bouchée, tu mâches pendant des heures, tu prends ton courage à deux mains et hop! t’avales. Des fois de travers, des fois à moitié, mais à chaque fois c’est: 1- un effort, et 2- douloureux.
Au bout de 10 minutes t’es épuisé, t’as vidé la moitié de la cuillère de purée et t’en peux plus tellement t’as mal.

Et encore je te raconte pas à la clinique, entre les aides-soignantes qui te réveillent toutes les 2 heures pour vérifier que tu dors bien (mais elles veulent pas te faire de bisou), les infirmières qui veulent pas te donner de quoi calmer ta douleur (mais s’inquiètent de savoir qui gagne entre le Burkina Faso et La Berrichonne de Chateauroux), la morphine qui te fait vomir (et vu par où ça passe t’imagines le bonheur), les plateau repas qui contiennent de quoi faire un feu d’artifice dans ta bouche, le malade d’à côté qui confond le bouton d’appel des infirmières avec la zapette, les visiteurs qui viennent te voir: « Bon, c’est tout ce que tu racontes? », moi: « Tu veux dire à part mal, soif, nez patate et dodo? », et le docteur qui te dit: « Ça s’est super bien passé, vous aller en chier pendant 15 jours et après ça ira un peu mieux ». Trop-cool!

Cette nuit j’ai très mal dormi: j’ai croisé des copains gros cons de 3ème A, essayé de démontrer des théorèmes mathématiques de haute volée, eu des drôles de bestioles qui me sortaient du pouce, j’ai lu de 3 à 4h pour me chasser ces idées zarb, bien pris mon paracétamol toutes les 4 heures, bavé sur mon oreiller, et j’ai toujours un mal de chien.

Mais au moins je maigris, yes!