Dans les oreilles de…

J’aime bien Radio Nova, je l’écoute souvent en voiture.

Le soir, quand je sors du boulot à 21h, je tombe souvent sur l’émission Dans les oreilles de…, où un invité raconte (extraits musicaux à l’appui) ses premiers émois musicaux, son premier achat de disque, sa première grosse claque en concert, son album madeleine de Proust qu’il ré-écoute souvent, etc… C’est toujours très intéressant.

Donc aujourd’hui, nous allons faire un Dans les oreilles de… El Marido.

Tout petit j’adorais déjà la musique, encore maintenant j’ai tout le temps de la musique, dans la tête à défaut de l’avoir dans les oreilles. Alors du coup je peux me retrouver avec du Serge Lama indélébile, ou la dernière nazerie que je viens d’entendre à la radio ou à la télé, ou mon coup de coeur musical du moment.
Donc très jeune enfant je me revois sortant toute un attirail de la cuisine pour jouer au batteur pendant les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. La Honte! Hélas je n’ai jamais pris de leçons de batterie. La musique a peut être perdu un nouveau Charlie Watts, mais mes parents y ont gagné quelques dixièmes à chaque oreille…
Bref, je me souviens parfaitement avoir flashé sur les premiers morceaux de musique électronique, au milieu des années 70, et passer les longues heures où j’étais réveillé hyper tôt le dimanche matin à me jouer dans la tête Pop-Corn, Jean-Michel Jarre, d’autres trucs électroniques inconnus qui servent de musique de fond pour des documentaires ou des reportages, etc… avant que le reste de la famille ne se réveille.

Plus tard, ado, j’adorais Eurythmics, Axel F (la bande originale du film Le Flic de Beverly Hills) ou la bande son de Miami Vice.
Et aussi le 1er 45 tours que j’ai acheté:

1989, JM, mon meilleur copain se pointe un jour avec une cassette en me disant « Tu devrais écouter ça, c’est génial! ». C’était un medley des 2 derniers albums de Depeche Mode, « Black Celebration » et « Music for the Masses ». Le choc! Depeche Mode je connaissais, c’étaient les minets pédés-cuir qui chantaient « Master and Servant » et « Question of Time » chez Drucker, mais ça, c’était différent. Et la fois suivante il est arrivé avec « 101 », leur enregistrement live de leur tournée aux US. Et depuis je ne peux plus m’en passer. Albums, live, remixes…

J’ai toujours autant la chair de poule quand je vois les bras de la foule qui s’agitent sur Never Let Me Down Again… Brrr!

En 1991, Rock&Folk sort un numéro spécial sur Depeche Mode, où entre autres chaque membre du groupe parle de ses influences. Revient souvent, un drôle de mot, Kraftwerk. Avec JM on fini par se procurer une copie K7 de l’album ComputerWorld, sorti en 1981. Je suis frappé par la foudre. Le « truc électronique inconnu qui sert de musique de fond pour des documentaires ou des reportages », vous vous souvenez? Ben c’était ça! Ré-vé-la-tion.
Kraftwerk, c’est vraiment ma madeleine, j’adore DM ou NIN ou Underworld, mais je reviens toujours à ces papys de la techno, pionniers des musiques électroniques…

Il m’a fallu ensuite beaucoup de temps pour accepter d’écouter des guitares. J’exécrais U2, et tout ce qui sonnait de loin comme le Dzoing! d’un truc en bois avec des cordes.
Mais bon, petit à petit, lente évolution, j’ai toléré, puis apprécié, des trucs de plus en plus pêchus et grateux, grâce à DM, Cure, New order, Nine Inch Nails, Ministry, et d’autres. Jusqu’à ce que je prenne cette grosse claque:

Par contre je déteste toujours autant U2, AC/DC, etc…

Autre grosse claque, au même moment, c’est les soirées passées au Daïkiri, la boîte homo de P**, qui faisait des soirées techno d’enfer le samedi soir.
Je me rappelle danser non-stop pendant toute la soirée, avec des lunettes de soleil pour pas me cramer les yeux face aux strobos, pour finir trempe et épuisé au petit matin, avec les oreilles qui sifflent et un sourire béat. (Je précise que dans une boîte homo personne ne t’emmerde si tu leur dis gentiment que tu es hétéro)

2000, je suis à Paris. Par le plus grand des hasard je gagne une place pour le concert de Moby à Bercy. Peu de temps après, j’assiste à mon 1er concert… dévastateur… de Rammstein. Hypra bourrin, super pêchu, lance-flammes, explosions, bref ils envoient le pâté, mais aussi le steak frites et la pêche melba. Énorme énorme claque.

J’ai vu bien d’autres concerts, avant et après celui-là, que ce soit DM (à San Sebastian, Bordeaux, Paris (2x) et Londres), Cure, New Order, Chemical Brothers, Laurent Hô, Nine Inch Nails (au Zénith et à l’Olympia), Nitzer Ebb, et Underworld (à l’Elysée Montmarte, jamais je n’ai autant peur qu’un bâtiment s’écroule sur moi, tellement le public dansait comme des malades).

Et les frenchies dans tout ça? Ben, à part Daft Punk et autres trucs électro du genre… Ah si! Etienne Daho! J’aime beaucoup Daho, enfin, un album sur deux, en moyenne. Et je l’ai vu en concert à P**, vers 1988-89. Un peu d’Indo aussi…

Voilà ce qu’il y a dans mes oreilles…

Ah oui j’oubliais, mes coups de coeur du moment.
Gary Numan:

et School of Seven Bells:

NB: J’aurais pu aussi mentionner mon amour immodéré pour le film et la musique d’Amadeus, de Milos Forman, mais vu que je l’écoute jamais…


bilan comptable journalier dépassant largement les attentes des marchés malgré quelques perspectives négatives

ben dis donc*, plus d’un mois que j’avais pas posté, faut dire que je suis bien plus actif sur ledémon.com facebook qu’ici (si vous voulez être mes côpins, il faudra demander gentiment ici, mais sachez que j’y laisse anonymement couler mon antisarkozisme primaire et à peu près tout le reste sauf le robinet de la salle de bain)… sûrement le fait de pouvoir poster une phrase ou un lien en trois clics, plutôt que de se sentir obligé de faire de longues phrases sur son blog perso que tout le monde voit s’il en a envie et où en étais-je de phrase longue comme le bras qui n’a ni queue ni tête (le bras, pas la phrase) et qui va se terminer là, abruptement, par un point d’interrogation (la phrase, pas le bras) ?

hors donc, oui, hier, ça a été une journée molaçone (et firefox peut souligner ce mot tant qu’il veut, je ne le corrigerai pas, na!) à coquouner en regardant cuisine.tv et des documentaires sur Histoire (super intéressants au passage, sur Magellan, puis sur Nansen et son épopée polaire hallucinante), le Dimanche a été bien plus actif
d’abord j’ai été réveillé par ces mots « Nansen! c’est Johansen! viens me rejoindre dans mon duvet, j’ai froid! »

une fois réchauffés et le petit-déj avalé, Mahie m’a dit: « on va jardiner? ». j’aurais dû me méfier. ce n’était pas une question mais un ordre, vu que je me suis retrouvé seul dehors à ratisser les feuilles mortes, couper les saloperies d’arbustes qui poussent anarchiquement dans notre haie, à creuser pour planter (et essayer de sauver) notre sapin de Nowel, et caetera…

l’aprèm a été passé (pendant que mahie rangeait le garage) à finir mes saloperies verdâtro-boueuses, puis à jouer au basket avec titou. je lui ai enseigné les rudiments du dribble et du tir « par dessus » et on a bien rigolé

après, on a tous ensemble cuisiné un gâteau au chocolat (dont la recette secrète est sur toutes les tablettes de chocolat Nestlé) pour le goûter, puis rangé les papiers qui s’entassaient en strates depuis des siècles et fait de l’administratif (lettres aux voleurs impôts et à SFR aux bandits)

il m’a aussi fallu lutter cotre un ordi récalcitrant qui m’a supprimé tout mon répertoire de downloads pirates téléchargements légaux sur hadopi.com, j’en ai récupéré une partie mais pas tout, grrr!

du coup ce soir, après une journée bien occupée, c’est calmoss’ et je me rends compte qu’on n’a même pas allumé de feu dans la cheminée Louis XXIII qui trône dans notre salon

avant de retourner à mes lectures sherlockholmesques, un petit peu de musique pour le dedans de la tête:

*: oui, j’ai décidé de ne plus mettre de majuscules à mes phrases, en protestation contre la perte du triple A (et incidemment l’attribution de la médaille du triple con à NS)


Get your kicks on…

Bon, Mahie a initié un nouveau jeu: dénicher un tube oublié, qu’on connaît mais on ne sait pas d’où, et en mettre quelques versions exotiques.

J’ai choisi « Route 66 », écrit par Bobby Troup:

Ça ne vous dit rien? Pourtant, écrite par Bobby Group, oui, mais pour Nat King Cole. Ça vous rappelle un truc? 1946

Du coup, un peu plus énervé, Chuck Berry, 1961:

Une version toute sirupeuse, Nancy Sinatra:

Toujours plus punchy, Rolling Stones, dans leur 1er album en 1964:

Encore? Dr Feelgood, ici live en 1975:

Et ma version préférée, mes chouchous, Depeche Mode, qui pour la 1ère fois mettaient les guitares en avant dans un de leurs morceau (hérésie?). Face B de Behind The Wheel, 1987:


Boing poum tshak

Ouais je sais, j’ai un peu négligé ce blog ces temps-ci.
Un peu parce que je passe du temps à lire les infos sur un miyard de sites, un peu parce que je me demande si je vais m’impliquer au niveau local pour l’élection présidentielle, un peu parce que j’hésite à me présenter aux élections de délégué du personnel de ma boîte, un peu parce que je lis la biographie de Steve Jobs, et un peu aussi parce que je traîne sur 9gag.com (n’y allez pas, ils vous voleront votre âme!).

Mais bon je sais que vous vous demandez ce qui passe dans mon mange-disques ces temps-ci.
De l’électro principalement:

Big Black Delta – Betamax

Big Black Delta – IFUCKINGLOVEYOU

Polinski – Labyrinths

SONOIO – Just me

SONOIO – Heartbeat

SONOIO – Houdini (Big Black Delta remix)

M83 – Intro (ft Zola Jesus)

M83 – Midnight City

VCMG – Spock

VCMG – Spock (Edit Select remix)

M.O.O.N. – MOON EP

BLONDES – Touched EP

Je pourrais dire qui est pote avec qui, produit par qui et tout ça mais là j’ai la flemme.
J’espère qu’il y en a qui apprécieront quand même…


Underworld

Autant sur les albums, je dis pas, autant en live, y’a pas à dire, ils déchirent toujours autant!


Thème: les garagistes

En révisant pour mon exam que je vais passer la semaine prochaine, Mahie était toute étonnée que je réponde du tac au tac à la question « Quel humoriste fait le sketch du Garage Gaudin? »

La réponse en images:

 


Didgeridoo

Pendant les vacances à La Rochelle, nous avons croisé sur le port Augustina Mosca, une argentine, qui déchire grave avec son didgeridoo:

A force de lui donner des pièces tous les jours, on a fini par lui acheter son CD, 10€ bien dépensés.

Et du coup ça m’a rappelé un morceau de tek d’Aphex Twin qui m’a renvoyé quelques 20 ans en arrière:

Eh oui, 20 ans! Enfin presque, 1992…