Y’a des parpaings dans la face qui se perdent, moi j’vous l’dis!

Mes biens chers frères, tout d’abord merci d’être venus si nombreux ce soir pour cette nouvelle séance de notre club de sociologie politique.

Nous allons aujourd’hui nous intéresser à l’élection présidentielle qui approche, et comment elle est perçue par nos amis les jeunes.

Nous allons donc poser quelques questions à un sujet au hasard, Mickaël 24 ans, et analyser ses réponses, ses inquiétudes, et les questions qu’il se pose concernant la présidentielle de 2012 en particulier et la politique en général.

Question: Mickaël, est-ce que, la politique ça te dit?

Réponse: « Ben en fait je me dis que je suis citoyen comme tout le monde et que je dois participer à la vie politique. Donner mon point de vue. Maintenant je suis chef d’entreprise. J’ai envie de commencer par député, donc je suis en train de faire les démarches. Je suis en train de m’intéresser progressivement à la politique. Moi je pense que les jeunes ils ont aussi besoin de s’exprimer. A l’Assemblée Nationale, y a que des vieux et la plupart du temps on les voit dormir. Faudrait peut-être qu’ils se réveillent. Donc je pense qu’un petit Mickaël dans l’Assemblée Nationale, ça va les faire bouger. »

Analyse: Être chef d’entreprise à 24 ans, c’est très bien, même s’il n’est pas précisé si Mickaël est auto-entrepreneur ou fils à papa. En tout état de cause, se sentir citoyen, être dans une démarche de participation au débat démocratique, et regarder l’émission « Questions au gouvernement » le mercredi après-midi sur France3, c’est tout à son honneur, non?

Q: Et la présidentielle?

R: « Personnellement, quand je vois les candidats à l’élection présidentielle, je les trouve un peu ringards. Je pense que si je me présentais à l’élection présidentielle, ça serait un peu trop facile d’être président face à la concurrence. »

A: Ah la fougue de la jeunesse!

Q: Tu es inquiet vis-à-vis de l’euro?

R: « Le problème c’est que avant sur les francs, y avait liberté égalité…solidarité, maintenant sur l’euro, y a plus ça. »

A: Peut-être que ce jeune homme, « chef d’entreprise », ne brasse que des billets et n’a jamais vu de pièces, car prenez un euro « français » (j’en ai un sous les yeux) et vous aurez la devise « liberté égalité fraternité » frappée dessus. A noter qu’il ne la connait pas parfaitement, la devise, du coup je me demande s’il connaît la Marseillaise?

Q: Un sujet majeur à traiter en priorité?

R: « Il faut que les entreprises ayent une morale, et que l’Etat aussi. C’est compliqué, c’est vraiment complexe. Y a pleins de choses à parler. »

A: Oui, des chose à parler, y’en a plein, dont ton massacre de la langue française… Et ça nous fait un beau programme politique pour les législatives.

Q: Es-tu plutôt gauche ou droite?

R: « Euh nouveau parti entre les deux. A la fois j’ai un coeur à gauche et un coeur à droite. »

A: Alors moi, à ta place, j’irais consulter. Parce qu’avec deux coeurs j’ai peur qu’on ne vive pas vieux. Non que je tienne à ta longévité sur cette planète, note bien, mais bon, mon petit Mickaël, si tu meurs ça va faire de la peine à ta môman et faire des chômeurs en plus.

Q: Qui sera Président de la République en 2012?

R: « Ben si je me serais présenté ça aurait été moi mais euh franchement j’espère que c’est pas François Hollande sinon ça serait une catastrophe. Ça me donnerait des idées de révolution. »

Analyse: A moi Bescherelle! Lagarde et Michard! Larousse et le petit Robert! C’est la langue française qu’on assassine ici! Mickaël, c’était qui ton prof de français, Sarkozy?

Q: Ah bon?

R: « S’il est élu, je vais vivre à Los Angeles… »

A: C’est sûr, la révolution, elle est quand même plus agréable sous le soleil californien que dans le maquis auvergnat…

Q: Et sa compagne, Valérie Trierweiler?

R: « Pour sortir avec François Hollande, c’est pire que la lose. »

Q: Tu connais Christine Boutin, Frédéric Mitterand?

R: « Christine Boutin, je ne connais pas. Frédéric Mitterrand, je ne connais pas. On parle plus de moi que de lui, non ? »

A: Bon, du coup, j’ai plus rien à dire. Mickaël a fini par me couper la chique. Je me dis que si ces jeunes-là sont notre avenir et qu’ils votent, ben on est sacrément dans la merde!

Ah oui, un détail, le Mickaël en question, ce n’est pas un jeune désoeuvré croisé dans la rue, ou inventé de toutes pièces. C’est Mickaël Vendetta, pseudo people autoproclamé, et dont l’interview est visible/lisible (risible?) chez Voici/LCI. Je n’ai fait que retranscrire les réponses et réinventer les questions coupées au montage. J’ai aussi rajouté quelques réponses mentionnées dans un article de rtl.be .

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One Comment on “Y’a des parpaings dans la face qui se perdent, moi j’vous l’dis!”

  1. dieudeschats dit :

    Bref, on n’est pas dans la mouise.


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